« Etudiante à Sciences Po à Paris pendant deux ans et ayant une sclérose en plaques, j’ai rencontré au quotidien des difficultés à me déplacer dans des locaux classés monument historique. Mes déplacements quotidiens étaient parfois un vrai parcours du combattant : petites marches, cours pavées, nombreux escaliers… Continuer mes études dans ce contexte a été pour moi essentiellement une question de volonté. Mais j’ai pu apprécier que les corps professoral et administratif se montrent réceptifs aux difficultés rencontrées.
Dans le cadre de mes études, j’ai étudié un an à l’université d’Essex en Angleterre, et j’ai été très bien accueillie : le campus était accessible, et le personnel administratif que j’ai rencontré était prêt à tout mettre en œuvre pour m’aider, si je leur en faisais la demande. Ca a été une expérience très positive pour moi car j’ai pu me rendre compte que chez les anglo-saxons, le handicap est très bien admis dans la société et que l’accessibilité du coup va de soi.
Je ne demande pas à l’école de me faire marcher mieux, mais l’attention aux petits détails, c’est ce qui change le quotidien ! »