La dyslexie, une déficience qui implique de réelles contraintes :
Rémi, 21 ans, étudiant à l’ESTP à Cachan, est dyslexique. Il nous explique son handicap et le message qu’il a souhaité faire passer en acceptant d’être parrain de la journée Handivalides de l’ESTP.
Mon parcours…
De plus en plus d’élèves dyslexiques sont référencés au sein des missions handicap des établissements et il faut savoir que cette déficience implique de réelles contraintes : difficulté à rédiger et donc à prendre notes mais aussi à comprendre et suivre correctement les cours. Il m’a fallu les conseils avisés d’un orthophoniste pour palier aux difficultés les plus flagrantes de cet handicap. C’est dans ce contexte qu’après avoir suivi un enseignement ordinaire et obtenu mon BAC S, je me suis lancé dans la préparation du concours d’entrée pour l’ESTP que j’ai passé (et réussi !) avec l’aménagement d’un tiers-temps aux épreuves écrites et orales.
Attiré par le bâtiment et la construction, l’école d’ingénieur qu’est l’ESTP a été une évidence pour moi et je n’ai pas choisi cet établissement pour des raisons d’adaptations ou aménagements garantis…
La dynamique Handivalides
Lorsque l’on m’a proposé d’être le parrain de la journée Handivalides de l’ESTP et que j’ai accepté, j’ai ressenti cet engagement comme une proposition à la réflexion, à la prise de conscience de chacun face à son environnement, face à ses jugements mais aussi face à soi-même !
Je suis atteint d’un handicap qui ne se voit pas forcément au premier abord. En tant que parrain de cette journée de sensibilisation au handicap et à la différence, j’ai envie de dire qu’avant de juger l’autre, il convient de se renseigner, de se s’informer… C’est-à-dire de se donner les moyens de comprendre et d’échanger avec les personnes handicapées et non de juger de manière instinctive et presque animale !
Propos recueillis par Smahen Amrani, Starting-Block