Envie d'un avenir serein :
Rencontre avec Daniel, étudiant en droit et Parrain de la Journée Handivalides de son Université...
Daniel, 22 ans, est en troisième année de droit à l’université Panthéon Assas. Myopathe, il se déplace en fauteuil électrique, et un tiers temps supplémentaire pour les examens lui est nécessaire.
Comment se passent tes études de droit ?
« Jusqu’à maintenant, tout s’est bien passé. Les locaux de la licence sont à Melun, là-bas, tout est neuf et donc accessible. On ne manque pas de rampes d’accès ni d’ascenseurs. L’autre point positif est que l’administration du site de Melun est très réceptive aux différents problèmes que je peux rencontrer. Si j’ai besoin d’un changement de salle pour un examen, par exemple, tout est mis en place très rapidement. »
Tu ne rencontres donc aucun problème ?
« En fait si j’obtiens ma licence, ce qui en soit n’est pas censé être un problème, les cours pour le master auront lieu à Paris. Or, il y a de gros soucis d’accessibilité au sein de ces locaux parisiens. J’ai rendez-vous avec l’administration pour voir comment on peut adapter mon emploi du temps. Mais je crains déjà que les choses ne soient difficiles à organiser, sans que je manque des cours. »
Quelles sont tes perspectives d’avenir ?
« Je souhaiterais faire du droit international. Mais à l’heure d’aujourd’hui, ma priorité, c’est surtout de terminer mon cursus sans encombre. »
Que penses-tu de la journée Handivalides ?
« C’est une bonne initiative. Même si les choses évoluent, tout n’est pas gagné… Mon parcours en est une bonne illustration. Il reste selon moi encore beaucoup de choses à faire pour éviter aux étudiants handicapés d’être dans l’incertitude et leur assurer un avenir serein. »
Propos recueillis par Nacera Meghouche,
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