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Témoignage de Claire, marraine de la journée Handivalides à l'université de Nantes :

Claire est étudiante en espagnol à l’Université de Nantes. Elle a accepté de parrainer la Journée Handivalides 2010, qui se déroulait dans le cadre d’une semaine d’actions exceptionnelle, organisée pour les vingt ans d’Handisup Nantes.
 

Journée de Nantes.
Photo : Jeu du keski, sous le soleil de la Journée Handivalides de Nantes, 27/04/2010.
 
Peux-tu te présenter en quelques mots ?

« Je m’appelle Claire, j’ai 24 ans et je suis actuellement en Master 1 d’espagnol. J’ai une cardiopathie. »
 
As-tu besoin d’adaptations spécifiques au regard de ton handicap ?
« J’utilise un fauteuil roulant manuel afin de ne pas trop faire d’effort physique au quotidien. Pour les études, la seule adaptation, c’est un tiers temps pour les examens. »

Que penses-tu d’actions comme les Journées Handivalides ?
« Je pense qu’il est important que de telles journées soient organisées pour faire connaître les différents handicaps et sensibiliser les personnes valides en leur faisant réaliser des défis ludiques. »
 
Au cours de ton parcours scolaire, ton handicap a-t-il pu être une source de rejet ?
« Non, cela s’est toujours globalement bien passé. Je ne peux pas dire que j’ai vraiment rencontré des problèmes d’intégration durant mes études. Les étudiants, les professeurs et le personnel administratif sont relativement ouverts et tolérants. Les gens viennent assez spontanément vers moi. »
 
Au point de vue accessibilité, les établissements que tu as connus étaient-ils tous accessibles ?
« Non. Le collège dans lequel j’étudiais n’était pas accessible, mais cela ne m’a posé problème que pour la classe de 3ème, car c’est cette année-là que je suis tombée malade. Les cours qui se déroulaient à l’étage ont donc été délocalisés au rez-de-chaussée. Ensuite, je suis allée dans un lycée accessible. »
 
Penses-tu que la loi du 11 février 2005 apporte vraiment quelque chose aux personnes handicapées ?
« En ce qui concerne Handisup Nantes, que je connais depuis longtemps, le rapport avec l’association a changé. A cause de cette loi, l’association est obligée d’avoir une politique qui se rapproche d’une politique d’entreprise. Depuis cette loi, le financement d’Handisup a changé, désormais l’asso est un service prestataire qui fonctionne avec un système de facturation. Auparavant, il n’y avait pas de rapport financier entre l’asso et les étudiants bénéficiaires. »
 
Parviens-tu à concilier études et vie étudiante active ?
« Oui absolument. Je suis, par exemple, bénévole à la radio étudiante de Nantes appelée Prun’. »
 
Très peu de lycéens en situation de handicap effectuent des études supérieures et encore moins dans de grandes écoles ; que penses-tu de cette problématique ?
« Je considère que c’est un vrai problème. L’éducation doit être accessible à tous. Il ne doit pas exister de discrimination. L’accès doit se faire pour tous. Des aménagements matériels doivent être mis en place et les auxiliaires de vie scolaire doivent être plus nombreux et mieux considérés, tant au niveau social qu’au niveau de leur rémunération. Pour moi, cela doit devenir un vrai métier.»

Propos recueillis par Carla Jordao,
animatrice déficiente visuelle de Starting-block
 
 
 

La Marraine de la campagne

Marie-Amélie Le fur, double vice-championne paralympique.
Marie-Amélie Le fur, double vice-championne paralympique.

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