" La seconde journée HANDIVALIDES de l'histoire d'AgroParisTech a eu lieu le 15 janvier 2010 sur le site Claude Bernard. Cette journée de sensibilisation et de réflexion sur le handicap a été organisée à la fois par l'association Starting Block et par des étudiants de deuxième année du cursus agronome. Elle s'inscrit dans une campagne de sensibilisation qui démarrera officiellement le 11 février et concernera 40 universités et grandes écoles.
Photo : atelier de sensibilisation lors de la Journée à AgroParisTech, 15 janvier 2010.
L'ensemble du personnel et des étudiants de l'école a eu la possibilité de participer lors de cette journée:
- Aux animations et mises en situation installées dans le hall d'entrée, la cafétéria et le hall de l'amphi Risler : parcours en fauteuil, parcours en canne blanche, ateliers d'initiation au braille et à la langue des signes, reconnaissance tactile, jeu sur l'accessibilité des transports en commun de Paris.
- A une table ronde, l'après-midi, portant sur le sujet : " Accessibilité du bâti et des savoirs à AgroParisTech ".
Cette table ronde, animée par Claire Magimel, sociologue du handicap, a rassemblé cette année une vingtaine de personnes d'AgroParisTech dont
Anne Rameau de la direction des études.
Après la projection d'un documentaire de Starting-Block intitulé "Etudes et handicap, je relève le défi", les participants ont entamé une discussion portant sur les différents volets de l'accessibilité . Voici quelques exemples de thèmes développés entre les participants:
- L'autocensure, dans un contexte de compétition tel que les concours d'entrée aux grandes écoles, doit peu à peu s'effacer pour dévoiler les compétences des étudiants handicapés.
- La mise en place récente d'un système de tutorat dans d'autres écoles (programme PHARES) à destination des collégiens et lycéens handicapés, conçu sur le modèle de tutorat de lycéens provenant de milieux défavorisés (programme " Pourquoi pas moi ? "), permettrait de redonner confiance à ces jeunes et les encourager à poursuivre dans le supérieur.
- Une autre possibilité serait de mettre en place un concours d'entrée adapté aux personnes handicapées. La question des quotas a été soulevée, mais reste encore critiquée.
Par ailleurs, la peur ou la réticence des étudiants à annoncer leur handicap, parfois perçu comme une faiblesse, rend bien plus difficile la mission des personnes chargées d'aménager leur scolarité.
En ce qui concerne l'accessibilité du bâti, l'échéance légale est très proche concernant la mise en accessibilité des établissements. Un audit portant sur l'ensemble des sites d' AgroParisTech dont celui de Claude Bernard a été réalisé au mois d'octobre 2009 : les résultats ont pu être présentés dans leurs grandes lignes lors de cette table ronde. Il faut maintenant attendre des outils de suivi issus de ces résultats pour pouvoir établir des priorités et suivre l'avancée de l'aménagement du site. Ces travaux pourraient aussi se trouver très utiles pour des personnes valides travaillant sur le site (déchargements, poussettes...), il s'agit de la qualité d'usage. De plus, ces aménagements, malgré le déménagement à venir sur Saclay; pourraient être valorisés et rentabilisés lors de la vente des bâtiments.
À la question "Faut-il privilégier l'usage ou la norme en terme d'aménagement ?", les participants sont restés partagés. L'aménagement doit être réalisé en fonction de chaque personne handicapée, tout en essayant de privilégier le général.
Notons que cette journée a inspiré d'autres étudiants, tuteurs du programme Tutor'Agro, qui ont proposé aux lycéens dans le cadre d'une séance de tutorat des ateliers de la journée Handivalides adaptés."
Emilie Adoir,
étudiante en 2ème année à AgroParisTech.