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Journée Handivalides à l'Université Joseph Fourier :

Un beau soleil brillait pour la Journée Handivalides de l'Université Joseph Fourier à Grenoble. Laura et Pauline de l'association étudiante AEPG (Association des étudiants en Pharmacie de Grenoble) co-organisatrice, nous livrent leur retour sur l'événement.

Journée Handivalides de Grenoble.
Photo : Forum de la Journée Handivalides de l'Université Joseph Fourier
 
" Le mercredi 16 mars s’est déroulée sur le campus médecine-pharmacie de l’Université  Joseph Fourier de Grenoble une journée de sensibilisation au handicap, orchestrée par l’association Starting-Block dans le cadre de sa 6e  Campagne Nationale Handivalides. Des ateliers de sensibilisation à différents types de handicaps ont été installés devant les bâtiments et ont connu beaucoup de succès.
 
Les participants ont ainsi pu essayer le parcours à la canne sur toute l’étendue du campus avec, comme seuls guides, une canne blanche et un animateur. Toujours autour de la déficience visuelle, un repas «  à l’aveugle » avait été organisé la veille au restaurant universitaire. Parmi les ateliers, on trouvait  également une initiation au braille ainsi que « la table du Louvre » où chacun a appris à appréhender puis décrire une sculpture uniquement avec des repères tactiles.
 
Une autre déficience sensorielle, la déficience auditive, a été abordée durant cette journée. Comment interpeller une personne sourde ? Comment communiquer avec elle ? Quels moyens existent-ils pour pallier les problèmes de la vie quotidienne ? Toutes ces interrogations ont rapidement trouvé des réponses grâce à des mises en scènes ludiques et participatives. L’initiation à la langue des signes a notamment beaucoup plu : quand les étudiants ne repartaient pas avec leur prénom en braille, ils le « signaient » à leurs camarades. Ce fut donc l’occasion de découvrir d’autres moyens de communication et d’encourager le dialogue avec les animateurs. Une des questions principales a été de savoir comme nt les personnes en situation de handicap peuvent suivre des études ? Force a été de constater que, malgré les moyens techniques mis en place, c’est surtout une volonté et une motivation débordantes qui sont à l’origine de la réussite.
 
Le handicap moteur a également été représenté lors de cette journée avec  des parcours en fauteuil roulant et la découverte de la joëlette. En effet, ceux qui pensaient que les personnes handicapées moteur ne pouvaient pas se balader en montagne ou en forêt ont été heureusement surpris par ce moyen de transport original. Ce matériel a permis d'apprécier autrement les déplacements et les gestes du quotidien. Ce fut aussi l’occasion de quelques prises de conscience : par exemple ,la difficulté d’ouvrir la lourde et immense porte d’entrée du bâtiment pour une personne en fauteuil ou de la retenir quand l’étudiant de devant la lui referme au nez…
Cette année nous avons eu de la chance car le beau temps était au rendez-vous et nous avons pu mettre tous les ateliers en extérieur, à côté de la cafétéria. Cet endroit était stratégique et la vue des nombreux fauteuils, cannes et joëlette a attiré beaucoup de monde.
En parallèle des ateliers on trouvait des sites d’information sur l’emploi et l’accès aux loisirs pour les personnes en situation de handicap. L’emploi est un thème qui fut plus abordé en détail dans l’après-midi lors d’un quizz animé par Coline Wallays, du Club Entreprises et Handicap, Medef Isère et d’un membre du CEA, Commissariat aux énergies atomiques et aux énergies alternatives.
La  journée s’est clôturée avec une table ronde sur « l’accessibilité des études de santé pour les personnes en situation de handicap ». Les responsables de la mission handicap, Mme Bassac et Mme Nicolle, ont été surprises de constater que les associations étudiantes sont mobilisées sur la question du handicap.  Des problématiques ont été soulevées telles que l’absence d’information aux lycéens sur les structures mises en place pour les étudiants handicapés, la difficulté pour les étudiants handicapés de réaliser des épreuves pratiques et stages d’application, la complexité de mettre en place des aménagements d’examens, le manque de connaissance sur le sujet du handicap pour des étudiants pourtant dans des études de santé etc.
 
 Le débat s’est orienté vers de nombreux projets et suggestions, d’une part pour les prochaines campagnes de sensibilisation des étudiants autour du handicap, et, d’autre part, pour améliorer la communication à ce sujet entre l’administration de l’université et les étudiants (actuels et futurs) dans le domaine de la santé. La présence des étudiants de deuxième année a permis d’entrevoir une future collaboration entre l’association étudiante et le personnel administratif pour mobiliser, informer autour du handicap et accueillir les étudiants handicapés dans de meilleures conditions.
 
En conclusion, cette Journée, pourtant très bien coordonnée et très instructive n’a peut être pas trouvé le succès espéré en terme de fréquentation de la table ronde dans une université constituée de futurs professionnels de santé. On espère que les étudiants prendront conscience des problèmes du handicap pour agir au quotidien et dans leur vie professionnelle future."  
 
              Laura et Pauline de l'AEPG